Boisseau-Pomez
Maison de ventes aux enchères
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Thierry POMEZ
Philippe BOISSEAU - Léonard POMEZ

Commissaires-priseurs

Troyes : record mondial pour une œuvre graphique de Karl Lagerfeld

Samedi 30 Mai 2020
La vente réalisée jeudi par Ivoire Troyes– Société Pomez et Boisseau –, est la première vente d’importance sous la contrainte des mesures de prévention du Covid-19. Et quelles contraintes !

Une assistance limitée à moins de 10 acquéreurs – quatre dans les faits, jeudi. Des expositions publiques contraintes à des visites de 30 minutes seulement. Et des groupes de visiteurs limités à huit personnes… Évidemment, les usagers de la salle des ventes étaient encouragés à laisser des offres d’achat sur place ou via le site Interenchères.

Elles étaient naturellement incitées à enchérir par téléphone. Ou à vivre la vente en live via le site Interenchères (https://www.interencheres.com/) après inscription. Et ça a marché, avec plus de 800 acheteurs inscrits !

Pièce très attendue de cette vente, l’autoportrait de Karl Lagerfeld est parti à 14 500 € au marteau après une belle empoignade avec d’autres acquéreurs au téléphone. Finalistes au téléphone, un Italien de Milan et un Allemand de Francfort. C’est ce dernier qui l’a donc emporté pour un prix de 18 000 € TTC.

Un record mondial pour une œuvre graphique

Si le lot nº371 n’était pas la pièce majeure de la vente du point de vue des estimations, l’œuvre était attendue en raison de sa nature même. C’est le seul autoportrait connu du styliste récemment disparu de la maison Chanel. L’œuvre est signée et datée. Et comble de traçabilité, sa création a été filmée et elle est disponible sur YouTube. Cet autoportrait a été réalisé par Karl Lagerfeld et filmé pour un numéro « Arty » du Figaro Madame.

Les enchères ont été rapides. En salle, en live et par téléphone. À coup d’enchères de 500 € supplémentaires, l’œuvre, estimée de 10 000 à 12 000 €, a donc été cédée pour ce prix record pour une œuvre graphique. Cette huile sur toile (1 m x 1 m) a été repérée lors des dernières journées nationales d’expertise organisée par Ivoire à Troyes.

Avant Lagerfeld, la vente a réservé quelques bonnes surprises. Notamment du côté des violons de belle lutherie.

Un violon Nestor Audinot (Paris, 1899, lot nº 250), a été adjugé 8 060 € (TTC) pour une estimation de 4 000 à 4 500 €. Un violon Caressa et Français (Paris, 1904, lot nº 84, estimé 3 000 à 4 000 €) est parti à 7 630 € (TTC). Un violon Bailly
(lot nº 252) estimé de 3 000 à 4 000 € a été vendu 5 800 € (TTC).

En revanche les deux bronzes signés Galoyer ont un peu déçu. Estimés respectivement 2 900 à 3 000 € et 1 900 à 2 000 €, ces drôles d’oiseaux – un geai d’Amérique et un bécasseau, lot 288 et 289 – sont partis respectivement à 2 000 € et
1 900 €.

Un Joseph-Marie Vien de retour au pays

Deux très beaux résultats ont conclu la vente.

Le lot nº 438, beau portrait de Jean-Marie Vien par son père, le peintre Joseph- Marie Vien (1716-1809) était estimé de
8 000 à 12 000 €. L’expertise menée par Stéphane Pinta, Cabinet Turquin, a montré que ce tableau d’origine locale est une œuvre inédite, seulement connue par un pastel conservé au musée de Béziers.

Il a naturellement été préempté pour 18 000 € (soit 22 320 € TTC) par le Musée Fabre – très beau Musée des beaux-arts de Montpellier – qui conserve déjà de nombreuses œuvres de l’enfant du pays. La propriétaire est sans doute ravie et encore plus étonnée, elle qui a présenté son « petit Napolitain » sans imaginer son sens et sa valeur muséale, lors des dernières journées de l’expertise…

Wou-ki, la belle surprise

Enfin, un lavis d’encre du peintre Zao Wou-ki (lot 442), de dimensions modestes, daté de 1972, a fait une véritable culbute. La technique, le format et l’état de l’œuvre n’étaient pas idéals, reconnaît Léonard Pomez. Estimé 15 000 à 20 000 €, il a été emporté 30 000 € (37 200 € TTC) par un acquéreur Français devant de nombreux prétendants de plusieurs pays dont la Chine. Superbe, pour une œuvre oubliée, repérée dans un appartement parisien par Thierry Pomez, commissaire-priseur.

Sevrés de vente pendant deux mois, les acheteurs se sont révélés nombreux et très demandeurs, constate Léonard Pomez, commissaire-priseur.
Paradoxalement, l’hôtel des ventes n’a reçu que peu de dépôt. Dommage, la période est idéale pour vendre…

J.-M. VAN HOUTTE

Paru dans l'Est-Éclair, Aube Actu du lundi 25 mai 2020

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