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ÉMILE GALLÉ FAIT L’OBJET D’UNE HISTOIRE

Mercredi 11 Janvier 2017

ÉMILE GALLÉ EST UNE FIGURE EMBLÉMATIQUE DES ARTS APPLIQUÉS MAIS AUSSI L’UN DES PIONNIERS DE L’ART NOUVEAU. CONNU POUR SES TALENTS SUR LE VERRE, CETTE TECHNIQUE FIT SA RENOMMÉE.


A travers l’émission L’objet d’une histoire sur Canal 32, en compagnie de Sandra DURUPT et Maître Léonard POMEZ nous découvrons deux œuvres d’Émile Gallé. (voir vidéo ci-dessous)

Émile Gallé nancéen né en 1846, s’associe à 21 ans à l’entreprise de son père dans le domaine de la faïence et de la verrerie, à Nancy.
En 1872, il se présente à l’Exposition universelle et internationale de Lyon dans la catégorie porcelaine et cristaux où il remporte la médaille d’or.
L’Exposition qui a construit sa célébrité est celle de Paris en 1889 grâce à l’obtention de trois récompenses (céramique, verrerie, mobilier). Ce qui lui a valu d’être promu au statut d’Officier de la Légion d’Honneur.

Après cette éloge, Émile Gallé se penche sur l’élaboration de nouveaux procédés de fabrication ainsi qu’un nouvel esthétisme sur ce fameux support qui est le verre. Une fois ses recherches achevées en 1898, il obtient deux brevets « un genre de décoration et patine sur cristal » et « un genre de marqueterie de verres et cristaux ».

Dans les œuvres d’Émile Gallé, on constate que la nature joue un rôle primordial (bien que son œuvre ne se limite pas à l’art floral). Ses ouvrages, aux multiples références, montre son grand intérêt pour celle-ci. Plus qu’un Artiste, il est aussi botaniste dans la Société Centrale d’Horticulture de Nancy.

Lecteur vidéo
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Émile Gallé cherche à renouveler le domaine des Arts Décoratifs. Il décide de créer des pièces de qualité faites en série, en automatisant de sa production. Ce qui lui permet d’ouvrir plusieurs dépôts dans le monde. (À Francfort (1894), à Londres (1901) et à Paris dont celui de Marcelin Daigueperce (1879) et celui de son fils Albert Daigueperce (1896)).

Émile Gallé décède en 1904. Mais son activité artistique et industrielle dans la verrerie perdure grâce à sa femme Henriette Gallé et son gendre Paul Perdrizet.
En 1908, les « Écrits pour l’Art » réunit les principaux travaux d’Émile Gallé sur la botanique, la floriculture, ses notices d’expositions, ses discours, des articles sur l’art et les artistes.
La production verrière s’arrête en 1931.

On retrouve dans le musée d’Art Décoratif de Nancy trente huit verreries de ses œuvres achetées en 1904, peu de temps avant son décès.